PIC, s. m. Terme français, qui signifie: Pivert. Nous disons proverbialement d'une personne maigre et sèche: Elle est maigre comme un pic. Cette expression est sans doute moins usitée ailleurs que chez nous, puisqu'elle n'est pas consignée dans les dictionnaires.

PICAILLONNER, v. n. Liarder, lésiner, faire des économies mesquines, mettre avaricieusement sou sur sou. Son plus grand bonheur est de picaillonner. Le picaillon était une petite monnaie en usage dans le Piémont et la Savoie, et qui valait un centime. Nous disons encore d'une chose de nulle valeur: Cela ne vaut pas un picaillon; je n'en donnerais pas un picaillon.

PICAILLONNEUR, s. m. Liardeur, avare.

PICÂTA ou PECÂTA. Terme injurieux dont les paysans savoisiens se servent pour désigner les habitants de Genève et particulièrement les protestants. On explique très-diversement l'origine de cette dénomination. Dans le Berry, peccata signifie: «Baudet.»

PICAIRNE, s. f. Voyez [PIQUERNE].

PICATALON, s. m. Fourmi. Un nid de picatalons.

PICHE, s. f. Chopine, petite mesure du pays. En français, «Pichet» est une sorte de vase à vin.

PICHENETTE, s. f. Coup, taloche. Flanquer une pichenette.

PICHOLETTE, s. f. Chopine, petite mesure du pays. Une picholette de vin. Boire picholette. Payer picholette. Terme vaudois et savoisien.

PICOLON, s. m. Petit point. Indienne à petits picolons. Terme vaudois. Dîner au picolon de midi, signifie: Dîner au coup de midi, à midi sonnant. Nous disons qu'une montre fend le picolon, lorsqu'elle marche avec une parfaite régularité. Je puis vous donner l'heure exacte, car ma montre fend le picolon.