PINÇOTTEUSE, s. f. Ouvrière qui, dans nos anciennes fabriques d'indienne, mettait les couleurs.

PINIOUF ou PIGNOUF, s. m. Dénomination dérisoire. Soldat du centre dans la réserve.

PINTE, s. f. Cabaret, taverne, gargote, bouchon. Hanter les pintes. S'attabler dans une pinte. Terme suisse-roman. En français, «Pinte» est le nom d'une mesure pour le vin, et «Pinter» signifie: Faire débauche de vin.» [Acad.]

PIOCHAT, s. m. Sittelle torche-pot, oiseau.

PIOGRE ou PIOGUE. Envoyer quelqu'un à Piogre, c'est: L'envoyer promener bien loin, l'envoyer se faire pendre, l'envoyer au di.... Si tu répliques encore, petit drôle, je t'envoie à Piogre, je t'envoie à Piogre ferrer les chats. Ce mot de Piogre est peut-être une altération du mot piautre; car dans le français populaire, Envoyer au piautre, c'est: Envoyer au di.... Peut-être aussi Piogre est-il le nom d'une ville imaginaire, censée fort éloignée de nous. En Languedoc on dit dans ce dernier sens: Envoyer quelqu'un à Pampeligoust: c'est le nom languedocien de la ville de Pampelune.

PION, PIONNE, adj. Être pion, être ivre.

PIONS, s. m. pl. Nom d'un jeu que les petits garçons jouent assis à terre avec neuf petits cailloux, qu'ils font sauter alternativement en l'air pour les recevoir dans la main. On ne peut se faire une idée exacte de ce jeu qu'en le voyant jouer aux enfants. [P. G.]

PIORNE, s. f. Voyez [PIOURNE].

PIÔTE, s. f. Patte. La piôte d'un oiseau, la piôte d'un chien, d'un chat, etc. Une écriture en piôtes de mouche. Terme vaudois et savoisien. Les chasseurs donnent les noms de piôtes rouges et piôtes noires à certains oiseaux qui vivent sur les bords du lac.

† PIOTON, s. m. Piéton. Trottoir pour les piotons.