De toutes les collections que j'ai consultées pour cette histoire, la plus précieuse est celle qui se compose des esquisses primitives d'Holbein au crayon de couleur. Ces esquisses qu'il avait gardées passèrent, longtemps après sa mort, à M. le marquis de Liancourt. Un collectionneur couronné, Charles Ier, eut le bonheur de les obtenir du marquis. Il les échangea avec lord Pembroke contre le saint Michel de Raphaël. Plus tard, le comte d'Arundel les acquit de lord Pembroke, et, à la mort du comte d'Arundel, ils furent définitivement achetés par le gouvernement.

George III les fit relier en deux beaux volumes de maroquin, les plus curieux peut-être de Windsor, où je les ai feuilletés, et que le prince Albert comptait avec orgueil parmi les chefs-d'œuvre du palais.

Ces deux volumes renferment quatre-vingt-sept portraits, entre autres ceux de Jeanne Seymour, d'Edouard VI, d'Anne Boleyn, de Catherine Howard, du duc et de la duchesse de Suffolk, de la marquise de Dorset, de Thomas Morus, de Thomas Wyatt, de lady Audley et de lady Butts.

—M. Fourniols, alors à Londres et maintenant à New York York, m'a introduit dans sa galerie où j'ai pu admirer les portraits de Henri VIII, de Jane Grey et de Catherine Parr. M. Gigoux et M. Alfred Dumesnil m'ont ouvert aussi leurs cartons avec une complaisance inépuisable. Je les prie de recevoir ici l'expression de ma reconnaissance.

DOCUMENTS ÉCRITS.

—Les actes publics d'Angleterre recueillis par Thomas Rymer. (Tomes XIII, XIV, XV.)

—Art de vérifier les dates par un religieux de la congrégation de Saint-Maur. (In-fol.)