Voici la réponse:

«Monsieur,

«J'ai bien reçu votre carte du...et vos offres de services. Je vous dirai que je n'aurai plus à y avoir recours à l'avenir. Nous avons ici un compatriote très versé dans votre partie et qui nous libérera du concours de l'étranger.

«D'autres raisons spéciales, que vous connaissez ou devez deviner, me font un devoir strict de ne plus avoir recours à un produit allemand.

«Je constate que vous prenez plaisir à me «chérir». Je regrette de ne pouvoir vous suivre dans cet ordre d'idées, car nous avons, nous, Belges, trop de raisons de haïr, sans trêve et sans cesse, tout ce qui porte un nom devenu odieux pour nous.

«Je me borne à ne répondre que tout juste à vos civilités déplacées.»

(La Libre Belgique, n° 23, mai 1915, p. 4, col. 1.)

Dans le même ordre d'idées, La Libre Belgique a engagé les Bruxellois à ne plus mettre les pieds dans un cinéma devenu allemand par voie de spoliation:

Boycottez.

Les Bruxellois savent-ils que les établissements de Cinéma Pathé, maisons françaises, sont placés sous séquestre?