(La Libre Belgique, n° 45, septembre 1915, p. 4, col. 1.)
Enfin, disons encore l'opinion excellente, et si juste, qu'on a de lui en Allemagne:
La vérité en Allemagne.
Extrait du journal Allemand Die Woche, du 18 avril 1915:
«Mais l'homme qui fit merveille en Belgique est le sympathique freiherr von Bissing, gouverneur général, qui sut se faire respecter par le peuple belge, devenir populaire, et qui est à présent la vénération du peuple belge.»
Oh! là! là!
(La Libre Belgique, n° 51, novembre 1915, p. 4, col. 2.)
C. L'UNION MORALE DES BELGES
Le jour de la Fête nationale, des Bruxellois appartenant à tous les partis politiques assistaient à la grand'messe à Sainte-Gudule. En effet, depuis l'occupation allemande, les Belges ont de commun accord oublié les anciens désaccords de parti. Ceux qui appartenaient aux groupements politiques les plus disparates siègent à présent dans les mêmes comités; jamais il n'y est question de ce qui les divisait; ils ne parlent que de ce qui les unit: la lutte contre les oppresseurs et les tortionnaires. Les anciens antagonismes ont été aplanis, et les Belges sont entrés tous ensemble dans une même confrérie, l'anti-prussianisme.
La plus belle manifestation de cette trêve des partis est la composition de nos feuilles clandestines: toutes donnent indistinctement des articles écrits par les personnalités politiques les plus diverses.