JEAN MORÉAS

LES SYRTES

(1883-1884)

NOUVELLE ÉDITION

Syrtis inhospita.

Ovide.

Incerta Syrtis.

Sénèque.

Le péché me surmonte, et ma peine est si grande

Lors que mal-gré moy-mesme il triomphe de moy…

Ogier de Gombaud.

PARIS
LÉON VANIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR
19, QUAI SAINT-MICHEL, 19

1892
Tous droits réservés.

L’auteur a peu d’amitié aujourd’hui, non seulement pour cet essai de sa jeunesse, mais même pour un autre de ses ouvrages, plus accompli : Les Cantilènes. Il dira donc qu’il consent à laisser réimprimer Les Syrtes, uniquement pour ce que ces vers marquèrent à leur apparition la première hardiesse d’une École poétique éphémère, mais qui fut alors légitime et qui s’éteint, ayant préparé, par quelques-unes de ses qualités et par beaucoup de ses défauts, ce renoûment de la tradition classique qui est le but de l’Ecole Romane.

Paris, mai 1892.

REMEMBRANCES