Mon rêve est un ciel bas où sanglote le vent ;
Mon avenir un tertre en friche sur la lande.
— Ton rêve est pur ainsi que la plus pure offrande,
Ton avenir sourit comme un soleil levant.
Ma bouche a les venins des fauves belladones ;
Mes sombres yeux sont pleins des haines des maudits.
— Ta bouche est une fleur éclose au Paradis,
Tes chastes yeux sont bons comme ceux des madones.
IV
Dans les jardins mouillés, parmi les vertes branches,