Où se dresse au-dessus des fourrés sauvageons

Le cône menaçant de la montagne chauve.

Nous reverrons les bœufs, les grands bœufs blancs et roux,

Traînant des chariots sous l’ardeur tropicale.

Et sur le pont très vieux la très vieille bancale

Et le jeune crétin au ricanement doux.

Ainsi nous revivrons nos extases éteintes

Et nous ranimerons nos bonheurs saccagés

Et nous ressentirons nos baisers échangés

Dans les campagnes d’or et d’émeraude teintes.