[52: De Suède.]

[53: Mlle de Villeneufre, plus tard Mme Clary.]

[54: Sirejean.]

[55: Le duc de Blacas, ambassadeur de France à Rome, donna sa démission et fut remplacé dans ce poste par Adrien de Montmorency, duc de Laval.]

[56: La mort de lord Castlereagh, marquis de Londonderry, ministre des affaires étrangères d'Angleterre qui, le 12 août 1822, se coupa la gorge dans un accès de fièvre chaude. Voici le récit que le journal ministériel du temps, the Courier, donnait de ce funeste événement: «Les fatigues extraordinaires de la dernière session du parlement et les négociations importantes avec les différentes cours de l'Europe occupaient tellement le temps de lord Londonderry, que ses amis remarquaient avec une vive inquiétude que son esprit n'avait aucun intervalle de repos, et que l'effet d'une tension aussi continuelle commençait à opérer sur ses facultés morales et physiques. Vers la fin de la session, et alors que les occupations vinrent à diminuer, son esprit, qui avait été maintenu en haleine par le travail même, laissa apercevoir des symptômes de cette lassitude qui suit toujours les efforts trop prolongés. On désira pour lui un changement de scène et d'occupations, et il fut décidé qu'il représenterait l'Angleterre au congrès de Vérone; son départ avait même été fixé à la fin de la semaine. Lord Castlereagh espérait lui-même que le voyage lui procurerait de la distraction et quelque soulagement.

«Vendredi dernier, 9 août, en prenant congé de S. M., un tremblement nerveux et une extrême anxiété répandue sur la personne du noble lord frappèrent les yeux de tous ceux qui l'entouraient. Le docteur Bankhead, appelé le soir, trouva le marquis dans un état qui exigeait des soins; il y avait beaucoup de fièvre et la tête ne paraissait pas libre; il ordonna l'application de ventouses. Cependant lord Londonderry partit le même soir, accompagné de sa femme, pour sa maison de campagne de North-Cray. Le médecin alla le voir le samedi, et le trouva mieux, quoique obligé de garder le lit. Le dimanche, il paraît que les symptômes furent plus apparents, et que l'aliénation mentale, dont il avait été atteint par moments depuis le vendredi, devint plus caractérisée. On présume cependant qu'il se trouva mieux le soir, car il dormit dans sa chambre à coucher sans qu'on eût pris d'autres précautions que d'enlever ses pistolets, ses rasoirs et tous les instruments avec lesquels il aurait pu chercher à attenter à sa vie. Le médecin s'était retiré tard et reposait dans la chambre voisine. La nuit paraît avoir été calme. Vers sept heures du matin, un domestique appela M. Bankhead, et lui dit que le marquis désirait le voir. Le médecin se rendit aussitôt dans le cabinet de toilette où il trouva le marquis debout, en robe de chambre; il dit quelques mots, et au bout d'une seconde, tomba dans les bras de M. Bankhead. On s'aperçut alors qu'il s'était ouvert l'artère carotide avec un petit couteau. Cet instrument se trouvait dans un porte-lettre qui avait échappé aux recherches des domestiques.

«Le marquis de Londonderry était né le 18 juin 1769.»]

[57: Premier secrétaire de l'ambassade de France à Londres.]

[58: Celles de lord Castlereagh.]

[59: Probablement: de M. de Villèle. Il y a des mots oubliés dans l'original.]