Je reproduis ici cette note, témoignage admirable de sollicitude religieuse et de fidélité aux affections.
NOTE TROUVÉE DANS LES PAPIERS DE M. DE MONTMORENCY.
«Au Val, 14 juillet 1823, 6e anniversaire de la mort de Mme de Staël; été où j'ai joui de toute la liberté que me donnaient ma sortie du ministère et le voyage de Madame.
«Elle écrivait de Suède à son amie intime qui est aussi la mienne, en parlant de moi:
«Il n'y a point d'absence pour les êtres religieux, parce qu'ils se
retrouvent dans le sentiment de la prière.»
«Elle a dit à sa fille:
«Le mystère de l'existence, c'est le rapport de nos fautes avec nos peines. Je n'ai jamais eu un tort, qu'il n'ait été la cause d'un malheur.»
«Elle a écrit dans son dernier ouvrage:
«La prière est la vie de l'âme…»
«Elle a écrit dans les Dix années d'exil, en parlant de moi: