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Le lendemain, Philippe, frissonnant, s’était réveillé sur sa chaise, les reins brisés et la tête vague.
Quelle nuit que celle qui finissait! Et après la demi-heure d’accalmie, si heureusement gagnée, que de peines et de soins encore, jusqu’à ce que le petit s’endormît!
Par la fenêtre, dans le toit, le jour entrait, blanc et très clair.
Étendu, en face de lui, Philippe voyait son habit, recouvert maternellement par un gros linge bien propre. Dans un verre rempli d’eau, l’œillet trempait sa tige menue.
Sur ses épaules, un châle orange, épinglé sous son menton, lui tenait chaud comme il pouvait.
Sur ses genoux et sur ses pieds, tous les vêtements du logis.
Assis côte à côte, et tournés de manière à voir, à la fois, le lit de l’enfant et l’étudiant, les parents, la main dans la main, les regardaient dormir tous les deux, en retenant mouvements et souffles.
De son premier geste conscient, Philippe prit la main du petit.
Le pouls avait baissé déjà. La peau meilleure, se détendait. Elle cédait un peu sous le doigt.