Ma lèvre, et que si pres je suis

Que la fleur recueillir je puis

De ton haleine ambrosienne :

Quand le souspir de ces odeurs,

Ou noz deux langues qui se jouënt,

Moitement folastrent et nouënt,

Evente ces doulces ardeurs,

Il me semble estre assis à table

Avec les Dieux, tant suis heureux,

Et boire à longs traicts savoureux