LES DEUX CHŒURS.
Le vent se tait, l'étoile fuit,
La lune se cache, il est nuit.
Le chœur entier battant des ailes
Frappe les airs d'un triste bruit,
Et jette au loin mille étincelles.
UNE VOIX d'en bas.
Arrêtez! arrêtez!
UNE VOIX d'en haut.
Qui crie au fond du gouffre,
En ces rocs écartés?
UNE VOIX d'en bas.
Oh! prenez-moi! Je souffre;
Je monte depuis trois cents ans,
Et ne puis atteindre le faîte.
Quel bonheur pour moi, quelle fête,
Si je rejoignais mes parents!
LES DEUX CHŒURS.
Tant pis pour vous! Le balai porte,
Et le vieux bouc, et le cloporte.
Qui ne peut monter en ce jour
Est perdu, perdu sans retour.