...De temps en temps j'aime à voir le vieux père, Et je me garde bien de lui rompre en visière...


Et peut même au besoin créer, comme le Diable.
Vous cependant, ô vous, nobles enfants du ciel,
Livrez-vous sans contrainte aux pensers ineffables
Du séjour éternel;
Et tandis que l'auteur des êtres innombrables
Épanche autour de vous les flots de son amour,
Célébrez ces êtres d'un jour
En vos âmes impérissables.

(Le ciel se ferme, les Archanges se retirent.)

MÉPHISTOPHÉLÈS seul.
De temps en temps j'aime à voir le vieux père,
Et je me garde bien de lui rompre en visière.
Traiter un pauvre diable avec cette douceur!...
Vraiment dans un si grand seigneur
Autant de bonhomie est chose singulière.


LA TRAGÉDIE.

PREMIÈRE PARTIE[2].

FAUST,