On lui doit quelques essais de philologie celtomaniaque sans grande valeur: The way to thing by words, and to words by thing, et en 1768, Specimen of an etimological vocabulary, or essay, by means of the analytic method, to retrieve the antient Celtic, ouvrage auquel il donna l'année suivante un supplément sous le titre d'Additionnal articles to the Specimen, etc.
Cleland donna aussi des articles dans des périodiques tels que le Public Advertiser, où il signa tantôt Modestus et tantôt A. Briton.
Gay, dans la Bibliographie des principaux ouvrages relatifs à l'amour, etc., dit, en parlant du fameux pamphlet en vers (parodie de l'Essai sur l'homme, de Pope), intitulé Essay on woman ou Essai sur la femme, et qui est de John Wilkes: «D'après une note insérée dans un catalogue d'autographes vendus à Londres par Sotheby, en 1829, le véritable auteur de cet Essai serait Cleland, l'auteur de The woman of pleasure.»
Dans le Bulletin du Bouquiniste (mars 1861), M. Charles Nodier releva vivement cette assertion:
«Il ne faut pas, disait-il, laisser se propager cette erreur en France, et il est probable même qu'elle a dû être signalée depuis longtemps en Angleterre.
«Wilkes est bien le véritable auteur de l'Essai sur la femme; il n'est permis à aucun égard de le révoquer en doute...»
Le seul ouvrage qui garde de l'oubli le nom de John Cleland, c'est le roman de Fanny Hill, la sœur anglaise de Manon Lescaut, mais moins malheureuse, et le livre où elle paraît a la saveur voluptueuse des récits que faisait Chéhérazade.
G. A.