[18]Joël, I, 7 et II, 10.

[19]Amos, IV, 7.

[20]Habakuk, II, 1.

[21]Sophonie, II, 15; I, 12; II, 14.

[22]Ruskin en arrivant à cette porte dit: «Si vous venez, bonne protestante ma lectrice, venez civilement, et veuillez vous souvenir que jamais le culte d'aucune femme morte ou vivante n'a nui à une créature humaine—mais que le culte de l'argent, le culte de la perruque, le culte du chapeau tricorne et à plumes, ont fait et font beaucoup plus de mal, et que tous offensent des millions de fois plus le Dieu du Ciel, de la Terre et des Étoiles, que toutes les plus absurdes et les plus charmantes erreurs commises par les générations de ses simples enfants sur ce que la Vierge Mère pourrait ou voudrait, ou ferait, ou éprouverait pour eux.»

[23]Et les moulages de plusieurs des statues dont il a été parlé ici et aussi des stalles du chœur.

[24]The Bible of Amiens, IV, 52 et suivants.

[25]M. André Michel qui nous a fait l'honneur de mentionner cette étude dans une causerie artistique du Journal des Débats semble avoir vu dans ces dernières lignes une sorte de regret de ne pas trouver la statue de Ruskin devant la cathédrale, presque un désir de l'y voir et, pour tout dire, poindre déjà le projet de demander qu'on l'y élève un jour. Rien n'était plus loin de notre pensée. Il nous suffit, et il nous plaît mieux, de rencontrer Ruskin chaque fois que nous allons à Amiens sous les traits du «Voyageur mystérieux» avec qui Renan conversa en Terre Sainte. Mais enfin, puisqu'on dresse tant de statues (et puisque M. André Michel nous en donne l'idée qui ne nous serait jamais venue à l'esprit), avouons qu'une statue de Ruskin à Amiens aurait au moins, sur une autre, l'avantage de signifier quelque chose. Nous le voyons très bien sur une des places d'Amiens «comme un étranger descendu dans la ville», comme dit, du bronze d'Alfred de Vigny, M. Boislèves.


[III.--JOHN RUSKIN]