18. Ma propre impression relativement aux anciens habitants du Bas-Rhin et du Weser, eût été qu'ils se composaient surtout de poissons, avec des grenouilles et des canards à la surface, mais une note ajoutée par Gibbon, à ce passage, nous fait savoir que la nouvelle confédération se composait de créatures humaines, dans les items suivants:
1° Les Chauces, qui vivaient on ne nous dit pas où;
2° Les Sicambres,» dans la Principauté de Waldeck;
3° Les Attuarii,» dans le duché de Berg;
4° Les Bructères,» sur les bords de la Lippe;
5° Les Chamaves,» dans le pays des Bructères;
6° Les Cattes,» en Hesse.
Tout cela sera, je crois, plutôt plus clair dans vos têtes si vous l'oubliez que si vous vous le rappelez; mais, s'il vous plaît de lire ou relire (ou le mieux de tout, de trouver pour vous lire quelque réelle Miss Isabelle Wardour[90]) l'histoire de Martin Waldeck dans l'Antiquaire, vous y gagnerez une notion suffisante du caractère principal de «la principauté de Waldeck», certainement lié à cet important mot germain «woody» (c'est-à-dire «woodish», je suppose?)—descriptif de rochers et de forêts à moitié poussées; en même temps qu'un respect salutaire pour les bases profondes que Scott donne instinctivement aux noms propres dans son œuvre.
Mais ne perdons pas de vue notre but. Le plus pressé est de revenir sérieusement maintenant à nos cartes, et de situer les choses dans un espace déterminé par des limites linéaires.
Toutes les cartes de Germanie que j'ai personnellement l'avantage de posséder, deviennent extrêmement confuses juste au nord de Francfort, et ressemblent alors à un vitrail peint qui aurait été brisé en mille morceaux par la rancune puritaine, et restauré par d'ingénieux gardiens d'église qui auraient remis chaque morceau à l'envers, cette curieuse vitrerie se proposant de représenter les soixante, soixante-dix, quatre-vingts ou quatre-vingt-dix duchés, marquisats, comtés, baronnies, électorats, etc., héréditaires, en lesquels s'est craquelée et morcelée l'Allemania, sous cette latitude.