9 B. Avarice avec un coffre et de l'argent. La notion moderne commune aux Anglais et aux Amiénois sur la divine consommation de la manufacture de laine.

10. A. Chasteté, écu avec le Phénix[252].

10. B. Volupté, un baiser trop ardent[253].

11. A. Sagesse, sur son écu une racine mangeable, je crois[254]; signifiant la tempérance, comme le commencement de la sagesse.

11. B. Folie[255], le type ordinaire usité dans tous les psautiers primitifs, d'un glouton armé d'un gourdin. Cette vertu et ce vice sont la sagesse et la folie terrestres complétant la sagesse spirituelle et la folie correspondante (au dessous saint Matthieu). La tempérance, le complément de l'obéissance, et la cupidité avec violence, celui de l'athéisme.

12. A. Humilité, sur son écu une colombe.

12. B. Orgueil, tombant de son cheval.

42. Tous ces quatre-feuilles sont plutôt symboliques que représentatifs; et, comme leur but était suffisamment atteint si leur symbole était compris, ils avaient été confiés à un ouvrier très inférieur à celui qui sculpta la série de ceux que nous allons passer en revue et qui sont placés sous les statues des prophètes.

Le sujet de la plupart de ces quatre-feuilles est ou un fait historique, ou une scène dont parle le prophète comme y ayant effectivement assisté dans une vision. Et ce sont les mains les plus habiles que l'architecte a en général chargé de leur exécution. En donnant leur interprétation, je rappelle pour chacun d'eux le nom du prophète dont ils commentent la vie ou la prophétie[256].