[145]Allusion à St Mathieu, VI, 19-20: «Ne vous amasser pas des trésors sur la terre, où les vers et la rouille gâtent tout et où les larrons percent et dérobent. Mans amassez-vous des trésors dans le ciel où les vers ni la rouille ne gâte rien, et où les larrons ne percent ni ne dérobent.» (Note du traducteur.)

[146]La «Library Edition» nous apprend que c'est là le terme usité en alchimie pour signifier l'or dissous dans l'acide nitro-hydrochlorique, lequel était supposé contenir l'élixir de vie. (Note du traducteur.)

[147]Minerve, Vulcain, Apollon (voir On the old Road, tome II, § 36). (Note du traducteur.)

[148]Job, XXVIII, 7. (Note du traducteur.)

[149]Ruskin veut parler de «Unto this last». Dans la préface d'Unto this last, Ruskin dit de même: «Je crois que ces essais contiennent ce que j'ai écrit de meilleur, c'est-à-dire de plus vrai et de plus justement exprimé. Le dernier (Ad Valorem) qui m'a coûté le plus de peine ne sera probablement jamais surpasse par aucun autre de mes écrits futurs.» Dans Fors Clavigera, Unto this last est ainsi rattaché à l'ensemble de son œuvre:

«À vingt ans j'écrivis Peintres modernes, à trente ans, les Pierres de Venise, à quarante ans, Unto this last, à cinquante ans, les Leçons inaugurales d'Oxford, et, si je finis jamais Fors Clavigera, l'état d'esprit dans lequel je me trouvais à soixante ans sera fixé.

«Les Peintres modernes enseignèrent l'affinité de toute la nature infinie avec le cœur de l'homme; montrèrent le rocher, la vague et l'herbe comme un élément nécessaire de sa vie spirituelle. Ce dont je vous conjure aujourd'hui, d'orner la terre et de la garder, n'est que le complément, la suite logique de ce que j'enseignais alors. Les Pierres de Venise enseignèrent les lois de l'art de bâtir et comment la beauté de toute œuvre, de tout édifice humain dépend de la vie heureuse de son ouvrier. Unto this last enseigna les lois de cette vie même et la montra comme dépendante du Soleil de justice.» Fors Clavigera, IV, Lettre LXXVIII, citée par M. Brunhes. (Note du traducteur.)

[150]Comparez: «Les crosses et balles anglaises et françaises, y compris celles dont nous ne nous servons pas, coûtent, je suppose, environ 75 millions par an à chaque nation» (la Couronne d'Olivier Sauvage, I, le Travail). Comparez encore (la Couronne d'Olivier Sauvage, II, 259, cité par M. de la Sizeranne): «Supposez qu'un de mes voisins m'ait appelé pour me consulter sur l'ameublement de son salon. Je commence à regarder autour de moi et à trouver que les murs sont un peu nus; je pense que tel ou tel papier serait désirable pour les murs, peut-être une petite fresque ici et là sur le plafond et un rideau ou deux de damas aux fenêtres. «Ah! dit mon commettant, des rideaux de damas, certainement! Tout cela est fort beau, mais vous savez, je ne peux me payer de telles choses, en ce moment!—Pourtant le monde vous attribue de splendides revenus!—Ah! oui, dit mon ami, mais vous savez qu'à présent je suis obligé de dépenser presque tout en pièges d'acier!—En pièges d'acier! Et pourquoi?—Comment! pour ce quidam, de l'autre côté du mur, vous savez; nous sommes de très bons amis, des amis excellents, mais nous sommes obligés de conserver des traquenards des deux côtés du mur; nous ne pourrions pas vivre en de bons termes sans eux et sans nos pièges à fusil. Le pire est que nous sommes des gars assez ingénieux tous les deux et qu'il ne se passe pas de jour sans que nous inventions une nouvelle trappe ou un nouveau canon de fusil, etc. Nous dépensons environ 15 millions par an chacun dans nos pièges—en comptant tout, et je ne vois guère comment nous pourrions faire à moins.» Voilà une façon de vivre d'un haut comique pour deux particuliers! mais pour deux nations, cela ne me semble pas entièrement comique. Bedlam serait comique peut-être, s'il ne contenait qu'un seul fou, et votre pantomime de Noël est comique lorsqu'il y a un seul clown, mais lorsque le monde entier devient clown et se tatoue lui-même en rouge avec son propre sang à la place de vermillon, il y a là quelque chose d'autre que de comique, je pense.»

Comparez à ce dernier morceau le § 33 ci-dessus: «Supposez qu'un gentleman dont le revenu est inconnu, mais dont nous pouvons conjecturer la fortune par ce fait qu'il dépense deux mille livres par an pour ses valets de pied et les murs de son parc», etc. (Note du traducteur.)

[151]Unto this last, IV, ad valorem, § 76, note. (Note du traducteur.)