Qu’importe le lieu du sacrifice, les cyprès, le laurier ou le lys,

L’échafaud ou la rase campagne, le combat ou le supplice cruel,

L’holocauste est le même quand le réclament la Patrie et le foyer.

Je meurs au moment où je vois se colorer le ciel,

Quand surgit enfin le jour derrière la cagoule endeuillée de la nuit;

S’il te faut de la pourpre pour teindre ton aurore,

Prends mon sang, épands-le à l’heure propice,

Et que le dore un reflet de sa naissante lumière.

Mes rêves d’enfant à peine adolescent,

Mes rêves de jeune homme déjà plein de vigueur,