—Je vous dis qu’il s’est assis là! Si vous étiez venue il y a deux jours...
—Ah! quel malheur que Clarita ne soit pas tombée malade plus tôt, s’écria-t-elle, véritablement ennuyée; et s’adressant à Linares:
—Ecoute, cousin? Son Excellence était ici! Vois-tu comme De Espadaña avait raison quand il te disait de ne pas aller chez un misérable Indien? Parce que vous saurez, D. Santiago, que notre cousin, à Madrid, était l’ami des ministres et des ducs et qu’il dînait chez le comte du Campanario.
—Chez le duc de la Torre[9], Victorina, corrigea son mari.
—C’est la même chose; si tu me disais...?
—Trouverai-je aujourd’hui le P. Dámaso à son pueblo? interrompit Linares en s’adressant au P. Salvi; on m’a dit qu’il était tout près d’ici.
—Le P. Dámaso est justement ici même et va venir d’un moment à l’autre, répondit le curé.
—J’en suis bien content! j’ai une lettre pour lui, s’écria le jeune homme, et si une heureuse chance ne m’avait pas amené ici, je serais venu exprès pour lui rendre visite.
Entre temps, l’heureuse chance, c’est-à-dire Maria Clara, s’était réveillée.
—De Espadaña? dit Da. Victorina, quand le déjeuner fut terminé, allons-nous voir Clarita?