—Dans la province de Tabayas! répondit négligemment celui-ci.

—Maria Clara également le regrettera beaucoup, ajouta Capitan Tiago, elle l’aimait comme un père.

Fr. Salvi le regarda du coin de l’œil.

—Je crois, Père, continua Capitan Tiago, que sa maladie ne provient que du chagrin qu’elle a eu le jour de la fête.

—Je suis du même avis que vous; aussi avez-vous bien fait en ne permettant pas au Sr. Ibarra de lui parler, cela n’aurait pu qu’aggraver son état.

—Et c’est seulement grâce à nous, interrompit Da. Victorina, que Clarita n’est pas déjà au ciel à chanter les louanges de Dieu.

—Amen Jésus! crut devoir dire Capitan Tiago.

—Il est heureux pour vous que mon mari n’ait pas eu un malade de plus haute catégorie, car vous auriez dû appeler un autre médecin et ici tous sont ignorants; mon mari...

—Je crois et je sais pourquoi je le dis, interrompit à son tour le curé, que la confession de Maria Clara a provoqué cette crise favorable qui lui a sauvé la vie. Une conscience pure vaut mieux que beaucoup de médicaments; ne croyez pas que je nie le pouvoir de la science, surtout celui de la chirurgie! mais une conscience pure... Lisez les livres pieux et vous verrez combien de guérisons ont été opérées sans autre médecine qu’une bonne confession!

—Pardonnez, objecta Da. Victorina piquée, quant au pouvoir de la confession... guérissez donc la femme de l’alférez avec une confession!