—Je regardais, señor, si je pouvais le reconnaître, balbutia-t-il en se découvrant à demi; c’est-à-dire en baissant encore plus son salakot.
—Mais, n’as-tu pas entendu que c’est un nommé José? Tu dormais?
Tous se mirent à rire. Le paysan, confus, balbutia quelques mots et se retira la tête basse, à pas lents.
—Oy! où vas-tu? lui cria le vieillard; on ne sort pas par là, on va à la maison du mort.
—Cet homme n’est pas encore réveillé! dit en se moquant le directorcillo; il n’y a qu’à lui jeter un peu d’eau.
Les rires éclatèrent de nouveau.
Le paysan abandonna cet endroit où son rôle avait été si mal jugé et se dirigea vers l’église. Dans la sacristie, il demanda à causer au sacristain principal.
—Il dort encore! lui répondit-on grossièrement; vous ne savez donc pas que cette nuit le couvent a été attaqué?
—J’attendrai qu’il se réveille.
Les sacristains le regardèrent avec cette grossièreté particulière aux gens dont l’habitude est d’être maltraités.