—Ah! et comment?

Fr. Sibyla raconta brièvement ce qui s’était passé entre le P. Dámaso et Crisóstomo.

—De plus, ajouta-t-il en concluant, le jeune homme se marie avec la fille de Capitan Tiago dont l’éducation a été faite à la pension de nos sœurs; il est riche, il ne voudra pas se faire d’ennemis et compromettre à la fois son bonheur et sa fortune.

Le malade remua la tête en signe d’assentiment.

—Oui, tu as raison, avec une telle femme et un tel beau-père, il est à nous corps et âme. Si, au contraire, il se déclare notre ennemi, tant mieux!

Fr. Sibyla regarda le vieillard avec surprise.

—Pour le bien de notre sainte corporation, s’entend, ajouta-t-il en respirant avec difficulté; je préfère les attaques aux louanges et aux adulations des amis... il est vrai que ceux-ci sont payés.

—Votre Révérence croit-elle cela?

Le vieillard le regarda attristé.

—Rappelle-toi bien ceci! répondit-il, la respiration entrecoupée. Notre pouvoir durera tant qu’on croira en lui. Si l’on nous attaque, le gouvernement se dit: on les combat parce qu’on voit en eux un obstacle à la liberté, donc conservons-les.