[12] Le troubadour qui a composé cette curieuse tenson avec Dieu est Daspol ou Guillem d'Autpoul, qui a vécu dans la deuxième partie du XIIIe siècle. Cf. le texte dans Paul Meyer, Les derniers troubadours de la Provence, in Bibl. Ec. Charles, 30e année, p. 282.

[13] Raynouard, Choix, IV, 442.

[14] Appel, Prov. Chr., nº 58.

[15] En 1207 saint Dominique fonde le couvent de Prouille. C'est l'époque où se fondent les confréries (laïques) du Rosaire qui ont tant contribué à répandre le culte de la Vierge. Cf. Lowinsky, op. laud., p. 12 du tirage à part.

[16] Cf. pour tout ce qui suit notre étude sur le troubadour Guiraut Riquier, p. 284 et suiv.

[17] Lanfranc Cigala, de Gênes; Mahn, Gedichte, nº 305.

[18] Bernard d'Auriac (2e moitié du XIIIe s.).

[19] Le troubadour Guiraut Riquier, p. 296.

[20] Folquet de Lunel, éd. Eichelkraut, Berlin, 1872. L'édition est d'ailleurs médiocre.

A propos de la place qu'occupe la Vierge dans l'art religieux du XIIIe siècle, voir E. Mâle, L'art religieux du XIIIe siècle en France, Paris, 1898, p. 308. «C'est un fait curieux qu'au XIIIe siècle la légende ou l'histoire de la Vierge soient sculptées aux portails de toutes nos cathédrales... Le XIIIe siècle est par excellence le siècle de la Vierge. Saint Dominique répand le Rosaire en son honneur. On récite tous les jours son office... Les ordres nouveaux, les Franciscains, les Dominicains, vrais chevaliers de la Vierge, répandent son culte dans le peuple.»