Gallisque quod deest ad immensum decus,
Scripto expleant et litteris.
Deux ans plus tard, en 1540, Dolet traduisit lui-même cette pièce en vers français, sous le titre de Cantique au Roy mesmes, en tête de son essai historique intitulé les Gestes de Françoys de Valois, roy de France, etc. Notons ici que, pour Estienne, cantique était tout bonnement la traduction du mot grec ᾠδή. Ode n’avait pas encore été mis en circulation par Ronsard.
Voici le morceau:
Roy des Françoys, non d’ung royaulme digne
Mais vray esleu (comme prince condigne)
Pour gouverner du monde la machine,
Par mer et terre;
D’où vient cela, que l’estrangier tant erre,
Que des Françoys tousjours l’honneur atterre,