A MONSIEUR
AMBROISE-FIRMIN DIDOT
Agréez, Monsieur, le faible mais juste hommage de mon travail sur Dolet. C’est une dédicace qui vous revient de droit. L’homme étrange et remarquable dont je me suis fait, en quelque sorte, le contemporain par une étude assidue de dix années, cet homme-là, sans parler de sa réputation comme savant, compte au premier rang parmi les gloires typographiques de ce grand seizième siècle que, vous aussi, vous savez aimer, admirer et comprendre. A ce double titre d’érudit sachant écrire et d’imprimeur dévoué à son art, il peut donc vous tendre la main avec confiance, à vous, Monsieur, qui, par un privilége héréditaire, continuez si dignement les doctes traditions des Sébastien Gryphius, des Simon de Colines, et de cette admirable dynastie des Estienne, dont vous avez pu, mieux que personne, nous retracer l’histoire et les travaux.
JOSEPH BOULMIER.
Paris, le 15 septembre 1857.
..........Seggendo in piuma,
In fama non si vien, ne sotto coltre;
Sanza la qual, chi sua vita consuma,
Cotal vestigio in terra di se lascia,
Qual fumo in aere, ed in acqua la schiuma.