— Tu es un chien. Prends-le, ordonna le patron.
Les bras de Donkin semblaient collés aux cuisses ; il restait les yeux à quinze pas comme au Fixe à la parade.
— Prends-le, répéta le patron en se rapprochant d’un pas ; ils se soufflaient au visage.
— Prends, dit une fois de plus le capitaine Allistoun, avec un geste de menace.
Donkin s’arracha un bras du flanc contre lequel il le serrait.
— Pourquoi qu’vous me cherchez ? marmonna-t-il avec effort, comme s’il avait la bouche pleine de bouillie.
— Si tu ne te presses pas… commença le patron.
Donkin empoigna le cabillot comme s’il allait s’enfuir avec et resta sur place, le tenant comme un cierge.
— Remets-le où tu l’as pris, dit le capitaine avec un regard courroucé.
Donkin recula, les yeux écarquillés.