Tel bataillon, que dis-je? telle compagnie, telle section, voire même telle escouade, marche mieux que telle autre: elle a moins de traînards.
La légion étrangère fait colonne avec les turcos, les zouaves, les zéphyrs.
Eh bien! les hommes de ces divers régiments mourraient sous le faix plutôt que de s'avouer rendus. Un légionnaire en arrière? fi donc! Jamais de traînards chez nous!
Renvoyez cette exclamation aux zouaves ou autres, et vous connaîtrez l'esprit de tous les corps.
L'uniforme y est aussi pour beaucoup.
Le pantalon bleu du chasseur à pied ne reculera jamais si un pantalon rouge le regarde, et réciproquement.
Quelle grave erreur que la suppression des corps, des compagnies d'élite avec leurs divers costumes et insignes! Chaque unité spéciale avait ainsi des bien belles traditions.
La garde, pensant à son grand passé, marchait et combattait en conséquence.
Les hommes du centre, dans les régiments de ligne, aspiraient aux titres de grenadier, de voltigeur, et plus tard à l'honneur de passer dans la garde.
Cela excitait l'émulation, donnait un but.