Et les scorpions! familiers du voisinage, ils habitaient les sacs, les couvertures, les habits et exigeaient une hospitalité soutenue qu'ils payaient d'un coup de dard!

Le majestueux cafard, grave, inoffensif et ne demandant que la vie sauve, venait aussi rouler sa boule dans notre camp!

Et les araignées! Et les tarentules! Et les mouches! Et les coléoptères de tous grades et de toutes espèces, camarades, à effets gradués d'embêtement, dont la présence savait si bien charmer mon réduit! Hélas! je vous quitte tous, et demain je pars!

J'implore votre sensibilité, cher lecteur, car c'est ici, je vous le dis en vérité, l'endroit où vous devez la faire entrer en scène.

Versez donc deux pleurs au moins, et ma musette vous en sera reconnaissante.

Ma musette est voisine de mon képi. Elle infléchit vers le nord-est.

Son ventre regorge d'un monde que je mettrai à découvert plus tard.

Je l'ai un peu négligée dans ce chapitre, mais j'ai des retours touchants, et je saurai bien me faire pardonner cet oubli apparent.

Je ne sais d'où vient la musette. Dès les temps les plus reculés, la musette existait. On l'appelait besace ou de tout autre nom.

La musette remplace avantageusement, chez l'humble militaire, l'élégante sacoche de nos officiers.