Chaque fois qu'un de ces petits fusils fait feu, il faut être discret et se tenir à distance car chez ces meubles antiques tout peut être solide, excepté le canon.

Dix fois sur dix, ils éclatent, et, ma foi, ce n'est pas si drôle que d'être si près.

On a bien encore quelques Européens arriérés qui dédaignent les améliorations modernes et tiennent ferme au pistolet d'arçon.

Il y a aussi les armes de précision à un seul coup. Mais elles ne servent généralement qu'à orner les panoplies, ou à entrer en scène dans un petit duel pas trop sérieux.

Parlez-moi du grave revolver, du gaillard que crache ses six projectiles à deux cents mètres et tue infailliblement à trente.

Voilà le genre. Aussi l'humanité bien pensante l'a-t-elle accepté comme protecteur personnel dans nos armées modernes.

Un homme qui sait bien se servir du revolver est à craindre.

Faut-il affirmer aussi qu'il est très-difficile de tirer juste? Et moi qui vous parle, malgré mes quinze années d'étude, je ne puis encore faire mouche à chaque coup.

J'abats bien un perdreau à vingt pas (?), et la vie d'un homme ne serait parbleu pas en sûreté dans un rayon de quarante mètres du canon de mon arme; mais cela est infime.

Donnez-moi, par exemple, un cow-boy américain qui tire des deux mains à la fois, et croit avoir fait une chose extraordinaire quand il manque un coup sur vingt.