Ces sanguinaires paroles me font frissonner, et je je me hâte de sortir de ce féroce aperçu.

Je ne pense pas que cela soit dans mes goûts.

Je me disais né pour faire un brillant épicier, heureux possesseur, sinon père, d'une quantité d'enfants, tous gras et joufflus.

Malheureusement, quoique baptisé du folâtre nom de Joseph, le positif m'abandonna dès ma plus tendre enfance, et ma passion pour la pêche à la ligne me lança dans les hasards de la guerre.

Les destinées souvent sont ainsi tracées et un gaillard bâti pour peser une livre de beurre ou accrocher un goujon se voit tout à coup possesseur d'un sabre.

Je ne maudis rien pour cela, car, tout en étant peu satisfait de la fortune, je n'en prends pas moins de rigoureuses leçons d'armes.

Qui sait si l'épicerie, pour se venger, ne fera pas plus tard un général d'un de ses enfants.

Je le souhaite. L'épicerie a de ces caprices quelque fois. Et Mouton?…

Enfin, je ne puis, de gaieté de coeur, passer au chapitre suivant sans orienter mon sabre.

Je m'aperçois de cette triste lacune en relisant mon travail.