La Banque de l'Indo-Chine;
E. Bouchard (importations, commissions; affaires industrielles);
Compagnie française des Indes et de l'Extrême-Orient (importation, exportation);
A. Grosjean et Cie (albuminerie, exportation);
Olivier et Cie (exportation);
Racine, Ackermann et Cie (exportation);
Simonin (commission).
Ces maisons, à part celle de MM. A. Grosjean et Cie, sont des succursales de maisons françaises établies à Changhai; la maison Racine, Ackermann et Cie est propriétaire de la ligne de bateaux à vapeur faisant, sous pavillon français, le service des ports du fleuve entre Changhai et Hankeou.
Au point de vue industriel, la nouveauté la plus remarquable à Hankeou a été, à la fin de 1908, la mise en marche des métallurgies du Yangtseu (exactement Yangtse engineering works) qui, dès cette époque, purent exécuter les commandes qu'elles recevaient. Cet établissement se trouve à quelques kilomètres en aval de Hankeou; il occupe une superficie de plusieurs hectares et compte s'étendre encore. Toutes les machines y sont mises en mouvement par l'électricité, et on y construit un dock où les bateaux à faible tirant d'eau pourront être réparés. Actuellement on y exécute des travaux de toutes sortes, mais surtout des ponts métalliques. Un Anglais y est employé comme ingénieur, toute l'administration restant dans les mains des Chinois, et le directeur en est M. Li qui est aussi le directeur général des hauts-fourneaux de Hanyang. Tout semble montrer que cet établissement prendra peu à peu un développement sérieux.
Le second fait à noter dans les annales industrielles du port de Hankeou, c'est l'exportation en 1908 de 26.000 tonnes de saumon de fonte au Japon et de 3.000 tonnes aux États-Unis. En 1907 déjà, les Américains avaient exporté un peu de fer tout prêt à subir la conversion en acier, et ils avaient trouvé que ce fer était d'excellente qualité; ils l'expédièrent au Canada; les saumons de fonte exportés en 1908 étaient également destinés au Canada. Malgré la longueur du voyage et les droits de douane très élevés, les mines de Hanyang peuvent trouver du bénéfice à ces transactions, et il est démontré que le fer de Hanyang peut être envoyé sur le marché américain à un prix qui lui permet de lutter avec les produits du Steel trust. Évidemment cela tient à ce qu'un bon ouvrier chinois est payé, pour douze heures de travail, de 15 à 40 piastres mexicaines par mois (de 37 fr. 50 à 100 francs), ce qui serait pour un Américain absolument inacceptable. Dans ces conditions, et tant qu'elles existeront, comme le minerai se trouve être excellent et à profusion, ce produit pourrait prendre une place en vue sur le marché du fer et de l'acier soit au Canada, soit sur la côte américaine du Pacifique; ce n'est plus pour les ouvriers de Hanyang qu'une question de capital et de bonne administration.