SCÈNE II

LES MÊMES, L'ENVOYÉ OUAN-TSI, qui s'approche de l'Impératrice. Ses souliers, le bas de sa robe sont pleins de sang. Il se prosterne.

L'IMPÉRATRICE, à Ouan Tsi prosterné.

Relève-toi, va!... Plus de prosternements. Nous voici tous égaux. Il n'y a plus qu'une seule et même grandeur, celle que nous donne, pareillement et à tous, la noblesse du sacrifice.... (Ouan-Tsi se relève.) Maintenant, parle.... N'atténue rien.... D'ailleurs, je devine....

OUAN-TSI

Eh bien! oui, c'est fini, ô ma souveraine!... Votre palais seul tient encore.

L'IMPÉRATRICE

Oh! pas pour longtemps ...

OUAN-TSI