Et votre discours, de grâce, faites-le tout à l'heure correct et banal.... Le charme, qu'Elle semble exercer sur vous, déjà m'épouvante....
CHŒUR, chanté au fond de la scène.
Du haut du ciel tournez les yeux[1],
Vers ce palais, ô mes aïeux!
Moi, votre fils, élu des dieux,
Je monte au trône glorieux.
Les danseurs exécutent trois évolutions de la danse rituelle dite: danse de la plume et de la flûte.
CHŒUR, chanté au fond de la scène.
Que votre esprit, votre valeur
Et vos vertus guident mon cœur!
Je triompherai du malheur
Et des méchants serai vainqueur.
Les danseurs évoluent encore trois fois.
CHŒUR, chanté au fond de la scène.
Sur l'étendard, dans le ciel pur,
Le dragon d'or baigne en l'azur,
Sous son abri, puissant et sûr,
Je ferai grand le temps futur!
Les danseurs exécutent les trois dernières évolutions.
Musique.
Le maître des cérémonies s'approche du garde des Sceaux, le salue et du geste l'invite à le suivre. Il le conduit à une table d'or placée au fond. Le garde des Sceaux, après avoir ployé le genou, prend sur cette table, posé dans un plateau, le grand sceau de l'Empire. Le maître des cérémonies le conduit jusqu'au pied du trône, puis se retire. Le garde des Sceaux ploie un genou et offre le sceau à Prince-Fidèle. Quand Prince-Fidèle l'a pris, le garde des Sceaux s'agenouille devant le trône, fait trois prosternements, se relève et se retire à reculons. Prince-Fidèle ploie un genou et élève à deux mains vers l'Impératrice le grand sceau d'or, puis il se relève.
La musique cesse.