Ils s'avancèrent prudemment. Leurs pas soulevaient des nuages de cendres.

—Si le plafond s'écroulait! dit Yu-Tchin en regardant en haut.

—Nous serions écrasés, bonne Yu-Tchin.

—Ah! fit-elle en se rapprochant de lui.

—Je me souviens, dit Ko-Li-Tsin, que les quatre gardiens de Fô occupaient chacun un angle du temple, et l'un d'eux devait être placé où je suis.

Le poëte se baissa et ramassa quelque chose.

—Voici d'ailleurs le manche émaillé de son parasol. La grande statue de Fô était au milieu des gardiens, et la déesse s'élevait à quelques pas derrière lui.

Il se dirigea vers l'endroit où il jugeait qu'elle avait été jadis.

—Ah! dit-il, la statue est détruite, mais voici le tigre renversé, et le socle est encore debout.

—Prends-garde, fit Yu-Tchin; vois comme les dalles sont fendillées et branlantes autour du piédestal.