C'était Cachemire.

—Qu'y a-t-il donc? fit Suzanne. Que regardez-vous là?

—Tu ne sais pas, dit maman Anaïs, il fait son testament!

—Le Bruand?

—C'est ton sort qui se décide-là!

—Mon sort? Je m'en moque. Il doit être furieux contre moi, sans compter qu'il a ses raisons. Fernand l'a joliment arrangé. Voilà ce que c'est! Et puis je n'y tiens pas à sa «fortune...» J'espère bien ne manquer de rien avec Terral!

—Avec Terral?

—Oh! dit Cachemire en surprenant un reproche dans le regard de sa belle-mère. Tout ce que vous direz et rien, c'est la même chose. Je l'ai dans le sang!

—Mais, fit madame Labarbade, avec ça que je t'empêche de l'aimer! Où as-tu pris que je voulais te dire quelque chose! Il est assez joli garçon pour qu'on lui passe des dragées. Seulement, si tu étais adroite, au lieu de prendre la poudre d'escampette et toujours, et toujours, sans décesser comme tu le fais, de temps à autre tu te mettrais une chaise et tu irais t'asseoir au chevet de M. de Bruand. Ce n'est pas gai, mais tu gagnerais bien tes journées...

—Oui, l'héritage?