—Terral, vous êtes superbe!

—Une chaire à la Sorbonne pour Fernand Terral!

—La morale? Jolie sottise! Ce qui est bien ici est détestable là. Allez donc au Malabar avec votre morale stupide, ô gens vertueux! On vous pendra comme des gredins. Tout ce qui est profitable est bon, qu'en dites-vous, Broski?

—Approuvé! Passez-moi le rhum!

—D'autant plus que l'humanité est pétrie d'ineptie! Triste espèce!

—Ah! dites donc, Terral, pas de sottises, fit Berthe.

Cachemire regardait Terral avec amour. Elle ne l'avait jamais vu si beau!

—Il n'y a que deux sortes de gens, continuait-il, ceux qui osent affirmer leur ambition. Place à ceux-là. Vive l'audace. Puis ceux qui se rongent le foie dans leur coin, sans oser faire un mouvement. Ils meurent tout aussi haineux et non satisfaits. Tant pis pour les timides! La règle donc est celle-ci: Vouloir beaucoup et prendre le plus possible. A l'assaut!

—A la baïonnette!

—Vous êtes magnifique, Terral, criait Olivier Renaud: L'Achille du boulevard!