Pour tout dire, en ce château, tout chaud encore de son crime, il avait peur!

Il ne retrouverait quelque tranquillité, du moins il le pensait, que lorsqu'il serait loin de ces murs sombres, de ces tourelles noires qui portaient leur deuil jusqu'au milieu de l'azur.

Quand le jour se leva, dissipant les brumes bleues qui traînaient, ainsi que des nuages légers, sur la verdeur des prairies, Régulus était prêt à partir.

Il entendit retentir dans la sonorité matinale le clairon des coqs, et presque aussitôt, dans la cour, des bruits de sabots, de portes qu'on ouvrait montèrent jusqu'à lui.

Le château s'éveillait. Les domestiques commençaient leurs besognes habituelles. Il vit sortir des chevaux des écuries, d'autres animaux qu'on menait dans les champs.

Les corbeaux, réveillés, promenaient dans l'air clair leurs sombres circuits.

Régulus descendit.

La porte d'entrée du château était fermée encore.

Il fit signe à un domestique qui passait dans la cour et qui vint lui ouvrir.

—Monsieur est levé de bien bonne heure! remarqua l'homme.