Auprès de la jeune fille jouait le petit Daly, heureux et plein de joie, et qui semblait renaître dans cette atmosphère de tendresse et de douceur.
En effet, ce n'était pas le même enfant taciturne et un peu sournois, toujours recroquevillé sur lui-même, qu'il était lorsqu'il fut amené à Marconnay.
Il avait secoué près de Laurence sa timidité et devenait charmant. C'est à peine si de loin en loin il pensait encore à sa mère.
Il parlait maintenant et paraissait même fort intelligent, lui qu'on avait dit stupide.
La baronne s'approcha de sa petite-fille et lui dit:
—J'ai à te parler, Laurence. Renvoie l'enfant!
Laurence jeta à sa grand'mère un regard d'étonnement, car elle n'était pas accoutumée à cette sorte de solennité avec laquelle on lui parlait, puis, se tournant vers le petit:
—Va jouer, Daly, avec Agathe. J'irai te chercher tout à l'heure.
Docilement l'enfant prit les objets qui lui servaient d'amusement et disparut.
Alors Laurence, un peu inquiète, fit un mouvement vers sa grand'mère.