—Je voudrais voir mon fils.
—Il doit dormir, dit Laurence.
Mais elle prit la main de la malheureuse, et l'entraînant:
—Venez!
En sentant cette main douce, cette main pure de la jeune fille qu'elle avait si outrageusement trahie, Noémie ne put s'empêcher de tressaillir.
Elle fut sur le point de tomber à genoux de nouveau, de tout dire.
L'idée que peut-être on la chasserait avec son fils la retint.
Elle se sentait trop faible maintenant pour gagner la vie de l'enfant. Puis, si elle allait mourir, il resterait donc seul, sans secours de personne, haï et méprisé.
Elle retint sur ses lèvres l'aveu prêt à sortir.
Et elle suivit Laurence.
Dans une petite chambre claire, sur un berceau tout blanc, l'enfant dormait déjà, les joues rosées. Près du berceau, Agathe était assise.