Elle n'osa pas.

Ses yeux tombèrent sur le petit.

Et elle eut peur.

Elle eut peur de ce qui adviendrait d'elle et de lui, de lui surtout, si elle révélait son infamie.

Elle se voyait ignominieusement chassée et maudite, retombant, elle et son fils, entre les mains du misérable qui les avait tant martyrisés.

Le coeur déchiré, elle se tut.

L'heure n'était pas venue. Mais elle pensait bien qu'elle sonnerait un jour, qu'elle pourrait, par une confession complète, se laver de toutes ses souillures, de tous ses crimes.

Elle aimait Laurence et souffrait de la voir souffrir.

Mais elle était mère, et elle aimait son fils par-dessus tout.

Elle ne parla pas, et, voyant que Laurence, perdue en ses pensées, demeurait aussi silencieuse, elle se tourna vers son fils: