—Ne me forcez pas, dit-elle, à vous faire connaître mes raisons…. D'ailleurs, je ne les dirai pas…. Mais elles sont des plus sérieuses, et il le fallait, croyez-le bien, pour que je me décidasse à vous causer une telle peine et peut-être à Laurence un tel chagrin.

En entendant ces dernières paroles, un peu d'espoir rentra dans mon âme.

—Laurence ne sait donc pas? interrogeai-je.

—Laurence ne sait rien.

—Ce n'est donc pas, demandai-je encore, parce qu'elle ne m'aime pas, parce qu'elle ne veut plus de moi?

—Je ne lui demanderai pas, dit la douairière, son sentiment…. Mais je lui dirai qu'elle ne peut pas vous épouser, et elle m'obéira….

—C'est donc, fis-je, tout l'être criant de douleur, que vous me trouvez indigne?

—Je n'ai rien, déclara-t-elle, à dire à ce sujet, mais….

Elle se leva comme pour me congédier.

Alors, je vis tout tourner autour de moi….