Il refusa sèchement.
—Merci. Je n'ai que quelques mots à vous dire.
Je devins sec aussi.
—Parlez, monsieur.
Il commença par me reprocher de m'être mêlé de choses qui ne me regardaient pas, de m'être entremis pour lui enlever cet enfant dont il avait la garde, et, finalement, de l'avoir brouillé avec sa maîtresse, qui l'avait quitté.
Et c'est alors, dans un accès de jalousie et de rage, qu'il me raconta tout.
—Mais quoi? demanda madame de Frémilly.
—Que sa maîtresse n'avait jamais été la maîtresse de M. de Brécourt; que c'était lui qui avait machiné tout ce complot, qui avait envoyé vers vous cette femme, qui était la soeur d'une femme galante qu'avait connue autrefois Jacques.
—Mais dans quel but? s'écria madame de Frémilly, épouvantée d'une telle canaillerie.
—Dans un but de chantage, sans doute. Il me dit que c'était lui qui avait fabriqué la photographie qu'on vous avait montrée, que l'enfant que cette femme avait dit être l'enfant de Jacques de Brécourt était un enfant qu'elle avait eu elle ne savait de qui, qui n'était même pas de lui.