Tu ne dis que les torts dont mon amour l'accuse:
Je sais tout; mais je l'aime, et voilà son excuse.
Est-ce à toi, que l'amour a brûlé si souvent,
A demander pourquoi, par quel art décevant
Ses traits, sa voix, son nom font frémir tout mon être?
Pour avoir, insensé! voulu la méconnaître,
Combien amèrement j'ai subi son pouvoir!
Non, tu ne conçois pas, tu ne peux concevoir
De ses jeunes attraits l'irrésistible empire;