D'un mot ou d'un regard tu redoutes l'aveu,
Reste muette, et cache une larme essuyée,
Détourne ton beau front et tes beaux yeux de moi;
Mais que du moins ta main sur la mienne appuyée
La presse doucement, et dise: «Je te croi.»
Et si, des pleurs brillant sur ta vue obscurcie,
Un jour tu me disais, en me tendant la main:
«Ami, je suis contente, et je te remercie.»
Ce jour serait ma vie, et ce mot mon destin!
Voilà toute notre soirée, ainsi nous avons pris notre revanche avec le parterre en nous passant du parterre, en nous passionnant sans lui, en versant de douces larmes, sans avoir besoin de ses clameurs.