Maintenant, voici pourquoi cette innovation doit conquérir Paris, la province et l’étranger: le baisser de rideau sera gratuit; il sera donné en supplément de spectacle. (J’espère que le gouvernement n’y verra pas une loterie.)
Si le spectateur s’ennuie, il n’aura rien à réclamer... que son pardessus.
L’heure est venue où le théâtre doit prouver quelque chose. Il faut préparer, amorcer, tâter le public, au moyen de petites œuvres d’une durée de dix à quinze minutes. Si le public accepte et applaudit, on deviendra ambitieux.
On va encore dire que je suis un original, mais je voudrais bien faire comprendre à mes contemporains que tout progrès a sa source dans l’originalité et qu’une chose doit être neuve avant d’être ancienne.
Sur cette conclusion, dédiée à M. La Palisse, je vous ferai observer que j’ai répondu, en six numéros, à vos quinze questions, et je serre vos mains d’inquisiteur.
Albin Valabrègue.
M. Ernest Blum
aussi:
Château de Boisement, 6 août 97.