—Jamais!» affirma le vieux comédien.

Mais elle, sure d’avance, convaincue de la réussite, promit.

Et, comme elle grasseyait horriblement, elle se mit, en attendant, sur le conseil de Regnier, à faire durant des heures les te de, te de, rrre, rrre, de la méthode. Si bien qu’au bout de trois mois Regnier put lui dire, en l’entendant parler:

«C’est parfait. Vous grasseyez beaucoup plus qu’avant!...»

N’importe, elle entra. Regnier écrivit à Charles Simon cette lettre que Réjane conserve comme la prunelle de ses yeux:

Château de Sol-Juif,
Canton de Saint-Pierre-lès-Nemours
(Seine-et-Marne)

Je ne puis, mon cher Charles, que vous répéter ce que j’ai déjà dit à Mlle Réju: que je la prendrai comme élève à la rentrée des classes, à moins qu’il ne s’élève entre cette époque et ma promesse un de ces obstacles dont tout le bon vouloir du monde ne peut triompher, et que rien, absolument rien ne me fait prévoir.

Est-ce assez net, et êtes-vous content?

Vous me le direz la semaine prochaine. Je serai de retour à Paris dimanche soir.

A vous,