—Que voulez-vous ? dit un secrétaire.

—Faire viser ce papier.

—Est-ce que je sais qui vous êtes, moi ?

—Mais, mon passeport que voici...

—Eh bien ! qu'est-ce que ça me prouve, votre passeport ?

—Alors, que faire ?

—Quoi ? vous le savez bien, quoi ! Vous n'avez qu'à envoyer le dvornik de votre maison.

Je m'inclinai : en Russie, il faut être patient. J'allai prendre Stépane notre élégant dvornik.

—Stépane, lui dis-je, viens avec moi au commissariat.

Stépane ne se fit pas prier : je l'amenai à la porte ; il entra avec mon bulletin, et, deux minutes après, il me le remettait muni d'un cachet constatant que j'étais bien moi ! L'employé de la poste ne se fit pas prier, lui non plus, et me remit mon paquet, qui contenait, d'ailleurs, un insignifiant objet.