R.—Je crois que oui; mais ils jouaient la consomm.

BEAUJON, vivement et en souriant.—Tout compris.

LE PRÉSIDENT.—Voyons, mademoiselle, continuez.

LA GANGRELOT, avec colère.—Tout ça, c'est très désagréable. Est-ce que je sais rien de rien dans toutes ces affaires-là? C'est pour faire arriver des désagréments à quelqu'un qui ne leur a rien fait…

LE PRÉSIDENT.—Je vous prie de vous calmer. Beaujon ne vous témoignait-il pas une grande affection?

R.—C'est vrai; il était bien gentil.

D.—Et Defodon?

R.—Oh! très gentil aussi.

D.—N'aviez-vous pas une préférence pour l'un ou pour l'autre? Je regrette d'être obligé d'entrer dans de semblables détails, mais messieurs les jurés comprennent toute l'importance de ce témoignage. Donc, fille Gangrelot, répondez franchement. Nous faisons la part de votre embarras. Cependant, il est nécessaire que vous ne cachiez aucune des circonstances qui ont marqué ces relations?

R.—Beaujon était plus aimable que Defodon. Il me disait toujours qu'il m'aimait bien: même une fois il m'a donné une bague. Pour Defodon, il était un peu ours, et puis c'était pas un homme.